30° Degrés Magazine - Kai Lenny

Kai Lenny
Regards croisés sur l’aventure

Texte: 30° Degrés Magazine: Laurent Grabet | Photo: David Carlier

Ces photos en témoignent : Kai Lenny a surfé en Suisse de toutes les manières possibles ! C’était en juillet, à l’invitation de son sponsor Tag Heuer. A cette occasion, le célèbre surfeur hawaïen a fait la connaissance de la wingsuiteuse vaudoise Géraldine Fasnacht. Les deux sportifs de l’extrême, roi et reine de leur discipline respective, reviennent sur les points communs qu’ils se sont découverts lors d’une ascension au Breithorn.

Sur son île de Maui, Kai Lenny dompte d’apocalyptiques « big waves » de 20 mètres dès qu’elles frappent à la porte. A seulement 24 ans, le ténébreux hawaïen est déjà l’un des surfeurs les plus célèbres du monde. Malgré sa forme phénoménale, la Suissesse Géraldine Fasnacht, référence du wingsuit et du snowboard freeride, affiche treize années de plus au compteur. Qu’ont donc en commun ces deux athlètes ? En juillet dernier, à l’occasion du très actif passage en Suisse de son « cadet » dans le cadre du trip “#KaiRidesSwitzerland”, la bagnarde d’adoption l’a initié à son univers : la haute montagne. C’était à Zermatt (VS), à l’invitation de leur sponsor commun, l’horloger suisse Tag Heuer. Géraldine a ouvert ainsi la voie à Kai jusqu’au modeste sommet du Breithorn (4164 m), parmi les plus aisément accessibles des Alpes valaisanes. Un énième 4000 pour elle, le premier pour lui. L’occasion de confronter leurs visions de leurs disciplines, des dangers encourus et de la nature qui, en toile de fond, joue en réalité le premier rôle.

Les quatre vérités de deux sportifs de l’extrême
« Ce sont des vidéos de surf qui m’ont donné envie de me mettre au snowboard », se souvient Géraldine Fasnacht – qui a tâté quelques vagues en Amérique du Sud, au Portugal et même sur le lac Léman. « Quand je vois la manière dont Kai surfe Jaws (ndlr : une des plus redoutables « big waves » du monde), je suis impressionnée et ça me donne envie de dépasser mes propres limites. » A l’autre bout de la corde qui les relie, haletant à cause de l’altitude... et d’un excès de chicken nuggets, Kai confesse qu’il ne connaissait pas la wingsuiteuse avant que leur sponsor ne monte pour eux ce coup marketing. Mais il s’est renseigné et ce qu’il a appris l’a bluffé. « Ce que réalise Géraldine en wingsuit m’effraie. C’est extrême et cela me semble bien plus dangereux que mon univers aquatique. Même si je fais un peu de snowboard de temps à autre, je préfère pour l’instant en rester à mes ‘’ montagnes liquides ’’ ! »
Le risque ? Lui aussi met les deux athlètes d’accord. Pour l’un comme pour l’autre, il n’est pas un but en soi, mais fait partie intégrante du plaisir de se dépasser et reste indissociable de la « sensation de rush » recherchée. Comme à son habitude lorsqu’elle aborde ce thème sensible, Géraldine Fasnacht préfère tempérer son propos pour ne pas se voir enfermer dans un rôle de tête brûlée qui ne lui correspond pas. Des plaies anciennes et plus récentes restent à fleur de peau: le décès de son mari Sébastien Gay dans un accident de speedflying en 2006 bien sûr, mais aussi, plus récemment, celui de sa protégée, la snowboardeuse prodige Estelle Balet. « On ne se jette pas du Cervin ou du mont Rose du jour au lendemain, il y a toute une progression qui amène jusque-là et qui fait qu’on s’y prépare avec toute la rigueur nécessaire », tient ainsi à rappeller la Vaudoise. Qu’on se le dise!(...)

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